31 mai 2006

L'ANR annonce la libération de Mahamat Abbo Sileck

Mahamat Abbo Sileck est libre!!!
Le site de l'ANR annonce sa liberation sur son blog: http://anr.typepad.com/

"Il se trouve sain et sauf dans une ville amie.
Nous tenons à remercier chaleureusement les très nombreux amis qui se sont inlassablement mobilisés pendant tous ces longs mois pour obtenir sa libération et qui partagent notre joie et notre émotion.
A peine ce moment de bonheur partagé, hélas, la situation de notre pays est si grave qu’il faut déjà sans relâche se mettre au travail.
Le Tchad connaît malheureusement une succession de dictatures depuis l’indépendance.
Idriss Deby, au pouvoir depuis 16 ans est le pire tyran qu’ait connu le pays puisque les ONG s’accordent à reconnaître qu’il est la cause de dizaine de milliers de morts au Tchad et, avec le Soudan, responsable du génocide au Darfour qui a fait des centaines de milliers de victimes.
Plus d’une dizaine de partis politiques ont créé en 1994, l’Alliance Nationale pour la Résistance ( ANR ) dont Mahamat Garfa était le Président et Mahamat Abbo Sileck le porte-parole.
En 2003 à Libreville, Idriss Deby a réussi à convaincre, ( certains diraient « à réussi à corrompre « ) certains partis membres de l’ANR de collaborer avec lui.
Mahamat Abbo Sileck, en exil depuis 1994, a refusé les accords de Libreville, qui se sont vite révélé un marché de dupes.
Depuis 2004, il est devenu Président de l’ANR.
Sileck après les conditions difficiles que connaît chaque exilé a obtenu l’asile politique en France. La il a réussi un mastère de géopolitique à la Sorbonne et il a un doctorat en cours.
Ces années d’exil, pour rudes qu’elles aient été, ont permis à Sileck de rencontrer et de dialoguer avec une grande partie de la société civile tchadienne.
Un immense travail de réflexion et de propositions a été entrepris, il sert de base à la plate forme de transition démocratique que l’ANR a soumis à plusieurs partis politiques tchadiens et qui circule largement dans le pays.
Schématiquement, une fois le tyran parti, il s’agit de rétablir l’état de droit et la sécurité des biens et des personnes au Tchad.
L’armée notamment doit être réorganisée sur des critères professionnels et non claniques.
Une justice indépendante devra être mise sur pied. C’est elle qui sera chargée de juger les crimes et les délits commis pendant 16 années de dictature. En aucune manière il ne peut y avoir de chasse aux sorcières.
L’insécurité est partout au Tchad, l’Etat n’existe plus, les infrastructures ont été anéanties
N’Djaména est si pauvre qu’elle est surnommée « la ville aux deux buildings « .
Il conviendra de rétablir un minimum d’ordre, de confiance et d’efficacité immédiatement.
Dés que l’Etat sera rétabli dans son impartialité, des élections générales seront organisées pour donner la parole au peuple.
Des élections libres permettront aux citoyens d’élire le Président et les parlementaires dont ce sera l’honneur et la lourde responsabilité de diriger le pays.
Si le Tchad a connu des déchirements ethniques, les troubles confessionnels lui ont été épargnés.
C’est d’autant plus remarquable que le pays est composé à moitié de musulmans et à moitié de chrétiens et d’animistes.
Sileck a toujours prêché pour un islam ouvert et tolérant.
La position géographique du Tchad, en plein cœur de l’Afrique, sa place au confluent d’un islam arabisé ( souvent radical ) et un islam non arabisé, par tradition plus convivial, est stratégique.
Il est de la plus haute importance, pour la paix dans le monde, que le Tchad reste un pays où les religions peuvent cohabiter harmonieusement et Mahamat Abbo Sileck est l’un des tenants de cette tolérance.
L’ANR, sous la conduite de Sileck, a demandé à tous les partis politiques sincères et patriotes de se réunir dans un pays neutre pour préparer un programme de transition démocratique.
Tous ensemble, saisissons cette chance de réconciliation nationale et de paix qui est suffisamment précieuse pour qu’on lui donne sa chance.
Tchadiennes, Tchadiens, rejoignez l’ANR, le parti du renouveau.
ANR : Le commandement
anr.tchad@gmail.com"

08 mai 2006

Anniversaire de Mahamat Abbo Sileck!

Mahamat Abbo Sileck, démocrate et opposant tchadien, diplômé de géopolitique à la Sorbonne, est réfugié politique en France depuis de longues années. A l'occasion de son anniversaire, le Comité pour la libération de Mahamat Abbo Sileck a reçu la lettre suivante de SYLVIE que nous publions avec plaisir au nom de ses amis et sa famille, en France, au Tchad, au Soudan et au Bénin. Tous lancent un appel pour sa libération et lui souhaitent malgré l'adversité un bon anniversaire pour ses 37 ans qu’il va passer dans la détresse de sa cellule au Soudan.

Mahamat,

Bientôt 7 mois que nous sommes sans aucune nouvelle de toi. Il parait que tu es dans une prison au Soudan, détenu au secret. On ignore même si tu es en bonne sante.

Lundi, le 8 mai, c’est ton anniversaire et tu vas le passer dans ta cellule. Et nous sommes sans moyen de savoir comment tu vas et encore moins en mesure de te donner des forces pour supporter cette épreuve.

Nous savons tous que tu es fort. Dieu, que tu crains, te protège. Nous savons que tu résistes à cette situation avec le courage qui te caractérise, mais c’est pour ta santé et ta vie que nous nous inquiétons. Dans quelles conditions es-tu incarcéré ? Pour quelles raisons ? Que te veulent tes détracteurs ? Que comptent-ils faire de toi ?

Tu as passé déjà tant de jours à jeuner à Paris, ayant épuisé tes maigres ressources, tu as repoussé tant de tentatives de corruption, préférant ton honnête pauvreté à une opulence honteuse, tant de fois tu as pleuré pour ton peuple opprimé, tant de fois, tu as été déçu par des trahisons. Mais à chaque fois tu t’es relevé avec la même force et ta confiance indéfectible en la vie, à chaque fois tu as tout abandonné pour te battre pour tes idées, le développement de ton pays et la vie digne de chaque tchadien et de chaque tchadienne.

A présent, une autre trahison t’a précipité en prison. Ton intégrité dans ton combat pour la justice et le développement finit-elle par être gênante ?

Déjà séparé de ta famille pendant de si longues années d’exil en France, séparé idéologiquement de beaucoup de tchadiens qui ne voient pas la nécessité de rechercher la justice et le bien du plus grand nombre quand eux sont protégés par une opulence qui les aveugle, tu as traversé déjà bien des épreuves. Nous savons que celle-ci, tu la traverses également la tête haute, plutôt que de renoncer à ton honneur et à ta droiture.

Mahamat, rien ne peut t’arrêter, tes adversaires ont donc eu besoin de recourir à ton enlèvement et un emprisonnement pour te faire taire.

Nous espérons que cet honneur, cette reconnaissance de ta force de conviction ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir… mais ce n’est pas Idriss Deby, souhaitant te voir disparaitre, puisque tu dénonces sans complaisance ses abus, qui va aider à ta libération.

Nous demandons donc aux autorités françaises, européennes, africaines, aux organisations internationales de nous aider à faire la lumière sur ton arrestation, afin que tu sois protégé, blanchi et enfin libéré.

Bon anniversaire Mahamat.

03 mai 2006

Amnesty International se mobilise en faveur de Mahamat Abbo Sileck


SOUDAN - Un dirigeant d’opposition tchadien détenu au secret

Index AI : AFR 54/015/2006

DÉCLARATION PUBLIQUE

Amnesty International a récemment appris que Mahamat Abbo Sileck, dirigeant d’un groupe tchadien d’opposition armée, était détenu au secret et sans inculpation dans une prison soudanaise depuis octobre 2005. Amnesty International estime que cette arrestation est d’ordre politique.
Mahamat Abbo Sileck a été arrêté par les Forces de sécurité nationales à Khartoum, la capitale soudanaise, et est détenu à la prison de Dabak, dans cette même ville.

Au moment de son arrestation, Mahamat Abbo Sileck était le chef de l’Alliance nationale de la résistance (ANR), un groupe tchadien d’opposition armée basé au Darfour depuis 1994/95.
Mahamat Abbo Sileck avait reçu un visa de l’ambassade soudanaise et s’était rendu à Khartoum avec la permission du gouvernement soudanais pour participer, semble-t-il, à une réunion avec des membres des services de renseignement soudanais organisée par Mahamat Nour, commandant militaire de l’ANR basé au Darfour.

Son arrestation serait liée à un désaccord au sein de l’ANR et avec des éléments du gouvernement soudanais concernant le rôle de l’ANR au Darfour.
Selon nos dernières informations, Mahamat Abbo Sileck reste détenu à la prison de Dabak où il avait été conduit après son arrestation.

À la fin d’octobre 2005, peu de temps après l’arrestation de Mahamat Abbo Sileck, Mahamat Nour a formé le Rassemblement pour la démocratie et la liberté (RDL), composé dans son immense majorité d’anciens membres de l’ANR.

Selon de nombreuses sources, le RDL a bénéficié, peu de temps après sa création, d’un fort accroissement de l’aide militaire octroyée par le gouvernement soudanais – même si celui-ci nie tout lien avec le RDL.
Mahamat Abbo Sileck, ressortissant tchadien, possède le statut de réfugié en France.

En tant que tel, il ne peut demander une assistance consulaire de son pays d’origine.

La France, en tant qu’État partie à la Convention sur les réfugiés de 1951, est dans l’obligation de prêter assistance sur le plan administratif aux réfugiés qu’elle a reconnus, ou d’organiser cette aide via une autorité internationale, comme le Haut-commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR).

Cette aide inclurait l’assistance consulaire.

Les autorités françaises affirment avoir abordé la question avec le Soudan, mais sans avoir reçu de réponse.
Amnesty International demande aux autorités soudanaises de libérer Mahamat Abbo Sileck immédiatement, ou de l’inculper rapidement d’une infraction pénale reconnue et de le juger dans le respect des normes internationales pour un procès équitable et sans recours à la peine de mort.

Les autorités soudanaises doivent également donner à Mahamat Abbo Sileck un acès immédiat à sa famille, son avocat et un médecin.

Les autorités soudanaises doivent donner accès à Mahamat Abbo Sileck aux autorités françaises.

Étant donnés le statut de réfugié de Mahamat Abbo Sileck et son incapacité à recevoir l’assistance de son pays d’origine, Amnesty International demande aux autorités françaises de lui fournir une assistance consulaire ou de faire en sorte que le HCR la lui fournisse.
Contexte

Les relations entre le Tchad et le Soudan, tendue pendant tout le conflit au Darfour, se sont détériorées depuis la fin de l’année 2005, en grande partie à cause des accusations de soutien mutuel de groupes d’opposition dans l’autre pays. Le Tchad accuse le Soudan d’un soutien accru aux groupes tchadiens d’opposition armée basés au Darfour, qui tentent de renverser le président tchadien Idriss Déby.
Jusqu’à la formation du RDL, les attaques de groupes tchadiens d’opposition armée au Tchad, à partir de la frontière du Darfour, étaient très limitées. Mais le 18 décembre 2005, le Tchad a accusé le RDL, ainsi que le gouvernement soudanais et les milices qu’il soutient, les Janjawid, d’être responsables d’une attaque importante contre la ville tchadienne d’Adre, qui a échoué. À la fin décembre, après une offensive importante contre Adre, Mahamat Nour a formé un nouveau regroupement composé de sept autres groupes tchadiens d’opposition armée au président Idriss Déby, appelé le Front uni pour le changement démocratique au Tchad (FUC). Le RDL a conservé le rôle principal au sein de ce groupe. Le FUC a lancé une tentative de coup d’État le 13 avril 2006 à partir du Tchad oriental, contre la capitale tchadienne, N’Djamena.
L’ANR a été fondée en 1994/95 par un ancien chef d’état-major tchadien, le colonel Mahamat Garfa. En 2003, ce dernier, après avoir signé un accord de paix avec les autorités tchadiennes, a rejoint le gouvernement avec des membres de l’ANR. De nombreux autres membres rejetaient cet accord et Mahamat Abbo Sileck, ancien porte-parole international de l’ANR qui travaillait en grande partie en Europe, a assumé la direction politique du groupe. Il a été reconnu par beaucoup comme le président, mais Mahamat Nour, son adjoint et commandant militaire basé au Tchad et au Darfour, se serait montré mécontent de la direction de Mahamat Abbo Sileck. Le contrôle de ce dernier sur l’ANR était donc controversé.

25 avril 2006

Le député Vincent ROLLAND agit en faveur de Mahamat ABBO SILECK


A la suite du député des Yvelines , M. Pierre CARDO, et de quatres autres parlementaires, le député UMP de Savoie, M. Vincent ROLLAND, se mobilise à son tour pour la libération de Mahamat ABBO SILECK.
M. Vincent ROLLAND a fait part auprès du Ministre des Affaires Etrangères, M. Philippe DOUSTE-BLAZY, de sa préoccupation quant au sort de Mahamat ABBO SILECK, grand ami de la France, toujours détenu sans raison officielle dans une prison soudanaise.
Plus le temps passe et plus nous assistons à une mobilisation grandissante en faveur de Mahamat ABBO SILECK des parlementaires français et étrangers préoccupés par la situation actuelle au Tchad. Nombreux sont les élus qui reconnaissent en ce dernier une alternative crédible au pouvoir en place et une personnalité capable d'apaiser les tensions qui déchirent le Darfour.

18 avril 2006

Le député UMP des Yvelines, M. Pierre CARDO, appelle l'attention du Ministre des Affaires Etrangères


Dans le Journal Officiel du 4 avril dernier, page 3510, le député UMP des Yvelines, M. Pierre CARDO, appelle l'attention de M. le Ministre des Affaires Etrangères, M. Philippe DOUSTE-BLAZY, sur la situation de M. MAHAMAT ABBO SILECK, président de la branche politique de l'Alliance Nationale de la Résistance du Tchad qui a été arreté par les autorités soudanaises en octobre 2005 et qui, depuis, est détenu au Soudan.

Dans son intervention, M. le député PIERRE CARDO fait état que "nombre de nos concitoyens reconnaissent en cet opposant tchadien un homme intègre dont le seul but est la recherche de la justice et du développement de son pays et s'inquiètent de sa sécurité et sa survie."

Le député demande également "dans quelle mesure la France peut-elle intervenir utilement, dans le cadre de ses relations avec le Soudan, pour aider à la libération de MAHAMAT ABBO SILECK".

M. PIERRE CARDO est à présent le cinquième parlementaire français à se mobiliser en faveur de la libération de MAHAMAT ABBO SILECK.

10 avril 2006

Le Député UMP de la Réunion André Thien Ah Koon interpelle le Ministre des Affaires Etrangères M. Douste Balzy

Plusieurs parlementaires français et étrangers s'inquiétent de la situation de Mahamat Abbo Sileck. Des actions diplomatiques discrétes ont été menées auprés du gouvernement soudanais.Une action judiciaire est en cours. Récemment M. André Thien Ah Koon, député de la Réunion a posé la question écrite ci dessous au Ministre Français des Affaires Etrangères. M. Thien Ah Koon est un connnaisseur réputé de la situation de l'Afrique Central. C'est aussi un Conseiller recherché du gouvernement de la République Populaire de Chine.

"Monsieur le Ministre,

Le Tchad vit aujourd’hui une des périodes la plus tourmentée de son histoire.
Au discrédit du régime s’ajoutent de nombreuses rébellions qui contrôlent désormais une large majorité du territoire.
La rébellion à l’Est constitue un problème d’autant plus insurmontable pour le Président Deby que la terrible tragédie du Darfour, à la frontière de deux pays, constitue un foyer d’infection constant pour le Tchad et le Soudan.
Le Soudan a pris l’habitude d’utiliser des milices privées pour sous traiter la question du Darfour.
Les chefs de guerre, dont certains sont Tchadiens, mandatés par Khartoum ont décidé d’utiliser le génocide pour tenter de régler la question de l’opposition.
La situation a été maintes fois décrite par les ONG et des rapports de l’ONU.

Khartoum a décidé d’imposer l’un de ces miliciens, Mahamat Nour, comme le prochain Président du Tchad.
Cet homme a été maintes fois dénoncé comme un des chefs des Jandjawids, ces milices abominables qui sont à l’œuvre contre les réfugies du Darfour. Des documents montrent aussi qu’il est partisan d’une islamisation radicale du Tchad, pour l’instant épargné par les guerres religieuses.
Khartoum a décidé d’éliminer tout ce qui s’oppose à son protégé.

C’est ainsi qu’un des chefs de l’opposition tchadienne, Monsieur Mahamat Abbo Sileck a été attiré dans un piège. Des officiels soudanais lui ont demandé de se rendre à Khartoum pour discuter et lui ont remis un visa en règle.
Arrivé au Soudan, M. Mahamat Abbo Sileck a été arrêté. Il est détenu sans motifs depuis octobre 2005, dans la prison de Dabak, au nord de Khartoum.
M. Mahamat Abbo Sileck est francophile, diplômé de la Sorbonne, il est aussi réfugié politique en France.
Je vous demande de bien vouloir intervenir afin d’obtenir la libération immédiate de Monsieur Sileck.
Il s’agit bien sur, fidèle à la tradition française, de faire respecter partout les droits de l’homme. Mais je souhaiterais aussi exprimer ma profonde inquiétude car notre pays doit exprimer sa désapprobation ferme envers toute tentative de déstabilisation extérieure envers un pays ami et allié comme le Tchad.

Je vous remercie de votre réponse rapide sur ces deux points et je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération.

André Thien Ah Koon

Député de la Réunion"

14 mars 2006

Le Ministre des Affaires Etrangères, PHILIPPE DOUSTE-BLAZY, agit en faveur de MAHAMAT ABBO SILECK

A la suite de l’intervention efficace de M. DANIEL MACH, député UMP des Pyrénées-Orientales, il nous est possible de confirmer l’attention toute particulière donnée par M. PHILIPPE DOUSTE-BLAZY, Ministre des Affaires Etrangères Français à la situation actuelle de M. MAHAMAT ABBO SILECK toujours incarcéré arbitrairement au Soudan depuis fin octobre 2005.

Il nous a été précisé que les services du ministre nous tiendraient informés dès que possible du résultat des démarches effectuées sur place auprès des autorités soudanaises.

Nous remercions tout particulièrement la représentation nationale française et le ministre des Affaires Etrangères pour l’aide apportée afin d’obtenir les informations indispensables et la libération de notre ami M. MAHAMAT ABBO SILECK.